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Bracos Band
Un jour, Philippe et "Tonton" débarquent à la Bourdette avec Patrick Folie un bassiste de Mantes-la-Jolie. Et voilà nos p'tits gars en train de tapper le boeuf. Très vite ce qui allait devenir le Bracos Band se met en place : ils ont le matos, une camionette, des titres à jouer...
Et voilà la joyeuse bande qui se met à tapper l'incruste dans les divers Festivals de la région. Ce qui est amusant, c'est que sans être programmé, le Bracos Band "défonce" tout sur son passage : leur "Hard-Boogie-Blues" fait des émules, et ils n'ont aucun mal à se faire insérer entre les programmations officielles de diverses manifestations musicales. Résultat des courses, en 76 après avoir rencontré à la fin d'un concert Alain Lahana, ce dernier décide de s'occuper du groupe. Un 45 tours "Fly Away/Some Loving'", des articles dans la presse musicale (Best, Rock & Folk, etc.), des concerts fracassants, tout est là, il ne manque plus que le succès.
Mais le succès tarde (encore une fois), Jérémy, son deuxième enfant vient de naître, et là Paul commence à douter... Il a une famille maintenant, il est papa deux fois, il faut qu'il nourrisse toutes ces bouches... et Paul quitte le groupe.
Backstage
Nous sommes en 77, et on passe à autre chose. En fait, Paul n'a pas mis longtemps à reformer un groupe, mais il veut que celà soit différent, il en a marre des galères, il veut réussir. C'est pourquoi il choisit de nouveau musiciens : Jean-Lou Pecetto à la basse et Jean-Michel François à la batterie.
Alain Lahana est resté derrière Paul, un Paul qui décide : c'est lui qui a choisi ces zicos, c'est lui qui signe les titres composés toujours en anglais. Pourquoi se borne t-il a écrire en anglais ? Il veut être international. Mais tout ceci se fait au détrimant du marché français, et celà empêche les radios de diffuser les titres du groupe qui ne sont au début que des reprises. Des opportunités se font sentir, mais malgrès les rendez-vous d'Alain, les choses ne se passent pas comme prévu : un directeur artistique de chez Vogue qui "prend sa retraite" alors qu'une maquette était en cours, une maison de production qui se casse la gueule, les reproches des journalistes : pourquoi ne faire que des reprises avec un tel talent ? Et pourquoi en anglais ???
1978, le groupe tourne un peu partout en France, grâce à son passage à "Chorus" l'émission d' Antoine de Caunes. Le deuxième album est enregistré : plus personnel, une seule reprise. Mais les choses tournent au vinaigre entre les membres du groupe, et c'est avec les fidèles "Tonton" et Philippe que Paul entame une série de 1ere partie pour Luther Allison.
Backstage nouvelle formule se fait ainsi un nom dans le "milieu", mais l'histoire se répète, rien ne se passe, et la fin du groupe est proche... encore une fois.
(à suivre...)
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